Pourquoi certains dirigeants travaillent encore 60 à 80 heures par semaine malgré tous leurs efforts ?
Pendant longtemps, j'ai cru que les dirigeants qui travaillaient 60 à 80 heures par semaine avaient simplement un problème d'organisation.
Après avoir accompagné plus de 80 dirigeants de TPE et PME, j'ai compris une chose :
Le problème est rarement un agenda.
Le problème est souvent beaucoup plus profond.
On préfère parler de délégation, d'intelligence artificielle, d'outils de productivité ou de process.
Pourtant, les vrais freins sont souvent invisibles.
Et ce sont des freins particulièrement solides.
Voici les 8 vérités les plus inconfortables que j'observe régulièrement chez les dirigeants débordés.
1. Vous ne rentrez pas plus tôt parce qu'au fond, vous n'en avez pas vraiment envie
Question inconfortable :
Qu'est-ce qui vous attend à la maison qui soit plus attirant que votre travail ?
Beaucoup de dirigeants me disent vouloir retrouver du temps.
Mais lorsqu'on creuse, on découvre parfois que l'entreprise est devenue le lieu principal de stimulation, de reconnaissance, de réussite ou même d'évitement.
Certains évitent inconsciemment des tensions familiales.
D'autres ne savent plus réellement quoi faire lorsqu'ils ne travaillent pas.
Si rentrer chez soi n'est pas désirable, aucune méthode d'organisation ne permettra durablement de quitter le bureau plus tôt.
Le sujet n'est alors plus la gestion du temps.
Le sujet devient la qualité de vie globale.
Tu peux découvrir les 8 vérités sur cette video Youtube
2. Vous avez de la trésorerie... mais vous continuez à travailler comme si tout pouvait s'effondrer demain
J'ai accompagné des dirigeants disposant de plusieurs mois de trésorerie d'avance.
Pourtant, ils continuaient à consulter leurs comptes quotidiennement.
À répondre aux mails tard le soir.
À ne jamais s'autoriser à ralentir.
Pourquoi ?
Parce qu'ils ne se sentent pas réellement en sécurité.
L'entreprise est souvent construite après des périodes difficiles : dettes, problèmes de trésorerie, erreurs de recrutement, périodes de crise...
Même lorsque la situation s'améliore, le cerveau continue parfois de fonctionner en mode survie.
Résultat : le dirigeant reste constamment en alerte.
Et vivre en permanence dans l'urgence finit par devenir une habitude.
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Je profite d'un rendez-vous offert3. Si l'on vous retire votre entreprise pendant six mois, que faites-vous ?
Imaginez que demain, vous soyez obligé de quitter votre entreprise pendant six mois.
Que feriez-vous de vos journées ?
Si la réponse est floue, votre entreprise est peut-être devenue votre identité.
C'est extrêmement fréquent chez les dirigeants issus du terrain.
Pendant des années, ils se sont définis par leur travail.
Mais lorsqu'une personne ne sait plus qui elle est en dehors de son entreprise, déléguer devient beaucoup plus difficile.
Car déléguer revient alors, inconsciemment, à perdre une partie de soi.
4. Vous culpabilisez lorsque vous rentrez tôt
De nombreux dirigeants ressentent une forme de culpabilité lorsqu'ils terminent leur journée à 17h30.
À l'inverse, répondre à des mails à 22h procure parfois un sentiment d'utilité.
Pourquoi ?
Parce qu'ils ont souvent grandi avec une croyance très forte :
« Les gens bien sont des travailleurs acharnés. »
Le travail devient alors bien plus qu'une activité professionnelle.
Il devient une preuve de valeur personnelle.
Travailler beaucoup fatigue.
Mais cela rassure également.
Tant que cette croyance n'est pas remise en question, la surcharge reviendra systématiquement.
5. Votre équipe ne change pas parce que vos attentes ne sont pas suffisamment claires
« Il faut être plus autonome. »
« Il faut être plus rigoureux. »
« Il faut anticiper davantage. »
Ces phrases reviennent constamment.
Pourtant, trois semaines plus tard, rien n'a changé.
Le problème n'est pas toujours le collaborateur.
Le problème est parfois managérial.
Les attentes sont-elles clairement définies ?
Les responsabilités sont-elles explicites ?
Les non négociables sont-ils connus de tous ?
La clarté est l'une des responsabilités majeures du dirigeant.
Sans clarté, il n'y a ni autonomie, ni responsabilisation.
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Je profite d'un rendez-vous offert6. Votre difficulté à faire confiance vient parfois de votre histoire
« Je ne peux faire confiance à personne. »
Cette phrase est fréquente.
Mais lorsque l'on prend le temps d'explorer le sujet, on retrouve souvent des expériences passées :
une trahison professionnelle ; un associé défaillant ; une déception importante ; une blessure plus ancienne.
Le manque de confiance n'est pas toujours lié à l'équipe actuelle.
Il est parfois lié à une histoire personnelle non résolue.
Et tant que cette histoire continue d'influencer les décisions, le dirigeant reste le goulot d'étranglement de son entreprise.
7. Vous vous épuisez parce que vous avez du mal à poser des limites
Vous acceptez un client que vous ne vouliez pas.
Vous gardez un collaborateur que vous devriez recadrer.
Vous acceptez des réunions inutiles.
Vous dites oui alors que vous pensez non.
Puis vous vous demandez pourquoi vous êtes épuisé.
À force de vouloir satisfaire tout le monde, beaucoup de dirigeants finissent par se sacrifier eux-mêmes.
Pourtant, poser des limites n'est pas un manque de bienveillance.
C'est souvent une condition indispensable pour préserver son énergie et la performance de l'entreprise.
8. Vous retournez dans l'opérationnel parce que c'est là que vous vous sentez légitime
Le dirigeant retourne régulièrement dans la production.
Pas toujours parce que c'est nécessaire.
Souvent parce que c'est rassurant.
C'est là qu'il est compétent.
C'est là qu'il maîtrise.
C'est là qu'il se sent utile.
Le problème, c'est qu'une entreprise en croissance n'a plus besoin du meilleur technicien.
Elle a besoin d'un dirigeant.
Et apprendre à devenir dirigeant est beaucoup plus inconfortable que continuer à faire ce que l'on sait déjà parfaitement faire.
Le véritable problème n'est pas toujours l'organisation
La plupart des dirigeants pensent avoir un problème d'organisation.
Dans la réalité, j'observe bien plus souvent des problématiques de :
posture ; identité ; sécurité ; confiance ; croyances ; légitimité.
Tant que ces sujets ne sont pas travaillés, aucun agenda, aucune intelligence artificielle, aucun process et aucun outil ne feront disparaître durablement les semaines à rallonge.
Parce qu'au fond, sortir de l'opérationnel n'est pas uniquement un changement d'organisation.
C'est avant tout un changement identitaire.
Et c'est précisément ce passage que j'accompagne au quotidien auprès des dirigeants de TPE et PME.
Vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces situation, je vous propose un rdv de 60 min
Je suis Julian PERRIER, coach de dirigeant certifié en haute-savoie,
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