Votre mari est chef d’entreprise. Il part tôt, rentre tard et reste joignable le week-end. Même lorsqu’il est à la maison, vous sentez qu’une partie de son attention est ailleurs.
Vous connaissez son engagement. Vous savez qu’il porte des responsabilités, des clients, parfois des salariés. Mais vous aimeriez aussi pouvoir compter sur lui pour un dîner, une sortie avec les enfants ou une soirée à deux.
Peut-être lui avez-vous déjà dit qu’il travaillait trop. Il vous a répondu que c’était une période, qu’il fallait terminer ce chantier, trouver quelqu’un ou passer un cap.
Et vous vous demandez : comment aider mon mari à lever le pied, alors qu’il a l’impression de ne pas avoir le choix ?
Un premier pas consiste à parler de ce que vous vivez, puis à identifier avec lui ce qui rend ses absences si difficiles. Vous pouvez l’aider à ouvrir cette réflexion. Les changements dans son entreprise devront ensuite venir de lui.
Pourquoi votre mari chef d’entreprise travaille-t-il autant ?
Plusieurs situations peuvent expliquer qu’un dirigeant n’arrive plus à se dégager de temps :
- Une surcharge ponctuelle : une grosse commande, un départ dans l’équipe, une période saisonnière.
- Une entreprise très dépendante de lui : les décisions, les réponses aux clients et les imprévus reviennent systématiquement au patron.
- Des engagements trop nombreux : il accepte des demandes très différentes, difficiles à transmettre à quelqu’un d’autre.
- Une difficulté à laisser de la place : il vérifie, reprend ou intervient, même lorsqu’une autre personne pourrait gérer.
Ces situations peuvent se cumuler. Une difficulté financière peut également l’amener à multiplier les heures.
La question utile est alors : « Qu’est-ce qui doit changer pour que tu puisses réellement travailler moins ? »
S’il évoque une période chargée, cherchez à préciser son terme : quelle échéance ? Quel événement permettra de retrouver un rythme acceptable ? Un recrutement, par exemple, ne suffit pas à expliquer comment son quotidien sera allégé.
Cette discussion permet de distinguer une contrainte temporaire d’un fonctionnement qui se répète.
Comment lui parler du travail qui prend toute la place ?
Choisissez, si possible, un moment où vous avez tous les deux un peu de disponibilité. Appuyez-vous sur des faits récents, sur leur effet pour vous et sur une demande précise.
Vous pourriez lui dire :
« Ces deux dernières semaines, on a très peu passé de temps ensemble et j’ai géré seule plusieurs soirées avec les enfants. Je me sens seule dans ce quotidien. J’aimerais qu’on trouve un changement concret pour la semaine prochaine. Qu’est-ce qui te permettrait d’être disponible un soir ? »
Adaptez évidemment cette formulation à votre situation.
Vous pouvez reconnaître ses responsabilités tout en exprimant vos besoins. Votre fatigue, vos projets et votre besoin de présence ont aussi leur place dans la conversation.
S’il répond qu’il travaille pour la famille, vous pouvez prolonger ainsi :
« Je sais que notre sécurité compte pour toi. Pour moi, les moments qu’on passe ensemble comptent aussi. Comment peut-on préserver les deux ? »
L’objectif de cet échange est de faire émerger une décision, même modeste : un moment protégé, un obstacle à examiner ou une aide à solliciter.
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Je profite d'un rendez-vous offertComprendre ce qui l’empêche de décrocher
Dans mon travail avec les dirigeants de TPE et PME, je m’intéresse à ce qui absorbe leur temps et leur attention : les sollicitations répétées, les engagements qu’ils accumulent, les décisions qu’ils gardent et les difficultés qu’ils finissent toujours par reprendre.
Pour ouvrir cette réflexion, trois questions peuvent être utiles.
« Qu’est-ce qui te ramène au travail quand tu avais prévu de rentrer ? »
Essayez de partir de la dernière situation vécue.
Un client a appelé ? Un salarié attendait une validation ? Il fallait refaire un travail ? Il avait promis un délai trop court ?
Chaque réponse donne une piste différente. Une urgence client récurrente, par exemple, mérite d’être examinée en amont : pourquoi survient-elle et pourquoi doit-il toujours la gérer ?
« Qu’est-ce que tu crains si tu n’interviens pas ? »
Il peut craindre une erreur, un client mécontent, une perte d’argent ou une baisse de qualité.
Prendre cette crainte au sérieux permet de chercher les conditions d’un changement : une consigne plus claire, une limite de décision, un point de contrôle ou un engagement commercial différent.
« Qu’est-ce qui pourrait être simplifié ou arrêté ? »
Déléguer un travail devenu trop dispersé peut être difficile.
Prenons un exemple fictif : un artisan accepte de nombreuses prestations différentes, chacune avec ses particularités. Son équipe le sollicite à chaque nouveau cas. Avant de transmettre davantage, il peut avoir besoin de mieux choisir les demandes qu’il accepte et de simplifier certaines prestations.
Se dégager du temps peut demander de revoir les engagements qui créent la surcharge.
Vous pouvez l’aider à poser ces questions. Il lui appartient ensuite d’examiner les réponses et d’agir dans son entreprise.
Tester un premier changement sur sept jours
La promesse « je vais faire un effort » laisse beaucoup de place à l’interprétation. Un essai précis permet de voir ce qui fonctionne et ce qui bloque.
Vous pouvez convenir ensemble de cinq éléments :
- Un moment à préserver : un dîner, une sortie, une soirée ou une demi-journée.
- L’obstacle professionnel le plus probable : appels, devis, validations, retard de production.
- Une action préparée par lui : prévenir les clients, transmettre une décision, déplacer une tâche ou clarifier ce qui constitue une urgence.
- Une disponibilité réelle : ce que vous souhaitez faire ensemble et la place laissée au téléphone.
- Un point après une semaine : le moment a-t-il été préservé ? Qu’est-ce qui l’a permis ou empêché ?
Un point mérite d’être vérifié : a-t-il simplement déplacé le travail après le coucher des enfants ? Si c’est le cas, il faudra aussi agir sur la charge ou sur la manière de la prendre en charge.
Ce premier essai sert à repérer un levier concret. Il ne garantit pas, à lui seul, un nouvel équilibre.
Préserver aussi votre temps et votre énergie
Quand votre conjoint travaille beaucoup, vous pouvez finir par absorber les conséquences : organiser les week-ends, gérer les imprévus familiaux, annuler vos activités ou prendre davantage de tâches à la maison.
Regardez aussi ce que ce fonctionnement vous coûte.
Qu’avez-vous progressivement mis de côté ? Sur quelles responsabilités avez-vous besoin de pouvoir compter sur lui ? Quelles adaptations étaient temporaires et sont devenues permanentes ?
L’aider doit rester compatible avec votre propre équilibre.
Vous pouvez écouter, partager une ressource ou encourager une démarche. Vous n’avez pas à surveiller ses horaires, piloter ses délégations ou prendre durablement en charge davantage de choses pour lui permettre de continuer au même rythme.
Vous souhaitez être accompagné dans votre développement ?
Je profite d'un rendez-vous offertQue faire s’il reconnaît le problème, mais que rien ne change ?
Revenez à l’engagement pris et à l’obstacle rencontré :
« On avait prévu de garder ce moment ensemble. Qu’est-ce qui l’a empêché ? Qu’est-ce que tu proposes de changer pour la prochaine fois ? »
Si les mêmes difficultés reviennent, un regard extérieur peut être utile. Un accompagnement de dirigeant peut l’aider à examiner ses décisions, ses habitudes et ce qui rend l’entreprise dépendante de sa présence.
Vous pouvez lui transmettre une ressource et lui demander s’il souhaite en parler. La démarche doit ensuite être choisie par lui.
S’il refuse toute discussion, vous pouvez malgré tout exprimer ce dont vous avez besoin et les arrangements qui ne vous conviennent plus. Une aide centrée sur la relation de couple peut également être envisagée si vous souhaitez tous les deux travailler sur vos échanges.
Quand faut-il aussi se préoccuper de sa santé ?
Une fatigue importante qui persiste, des troubles du sommeil, une irritabilité inhabituelle ou des difficultés de concentration méritent une attention particulière.
L’INRS décrit ces manifestations parmi les signes possibles d’épuisement professionnel. Elles peuvent avoir d’autres causes et ne permettent pas, à elles seules, de poser un diagnostic.
Si vous observez une dégradation de son état, encouragez-le à consulter un médecin. Un accompagnement professionnel ne remplace pas une prise en charge médicale.
Un accompagnement pour retrouver de la place dans sa vie
J’accompagne des dirigeants dont l’entreprise prend une place devenue trop importante dans leur quotidien.
Nous travaillons sur ce qui les aspire : les sollicitations, les décisions qui remontent toujours jusqu’à eux, les engagements difficiles à tenir et les freins qui les empêchent de transmettre certaines responsabilités.
L’objectif est de dégager du temps et de l’attention, avec des changements adaptés à leur réalité professionnelle.
Si votre mari se reconnaît dans cette situation, vous pouvez lui partager la présentation de mon accompagnement pour les dirigeants de TPE et PME.
S’il souhaite faire le point, il peut prendre un premier rendez-vous avec moi.
Pour une entreprise qui grandit sans vous aspirer.
Julian Perrier, coach professionnel de dirigeants et fondateur de Lead Up Coaching.
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Pour aller plus loin Si ce sujet te parle :
👉 Pourquoi votre entreprise dépend encore de vous 👉 Sortir de l’opérationnel et structurer son entreprise 👉 Organisation d’entreprise PME : structurer une entreprise autonome
Je suis Julian Perrier, fondateur de leadup-coaching, coach de dirigeants de TPE/PME



